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Questionnaire Pigistes : les résultats

Par Manon Lamoureux le mer 20/4/16 - 20:21

Retrouvez les résultats des deux questionnaires soumis aux pigistes de l'association, l'un portant sur leur situation, l'autre sur ce que leur apportent les actions de l'AJSPI. Dans les deux cas, le taux de réponse a été faible, avec 36 répondants pour le premier questionnaire, et 35 répondants pour le second. Pour info, d’après l’annuaire en ligne, l’AJSPI compte environ 150 pigistes sur ses 250 membres.

La situation des pigistes

  • 62 % des répondants ont entre 30 et 50 ans, et 64 % sont des femmes. (D’après les données de la CCIJP, 47,5 % de l’ensemble des journalistes titulaires de la carte de presse sont des femmes, mais si l’on ne considère que les pigistes titulaires de la carte de presse, alors 53,6 % sont des femmes).
  • Ils sont journalistes depuis 15 ans en moyenne, et pigistes depuis 10 ans.
  • Une majorité a la carte de presse (61 %).
  • Une très grande majorité travaille pour la presse écrite (89 %).
  • Près de la moitié ont une double formation initiale en sciences et en journalisme (47 %) et une autre grosse partie a « seulement » une formation initiale en science (39 %).

Concernant les revenus :

  • Les 2/3 des répondants gagnent moins de 15 000 € brut fiscal par an avec leur activité de journaliste (soit environ moins de 19 500 € brut). Sur 13 mois, cela revient donc à un revenu mensuel inférieur à 1 500 € brut, sachant que le SMIC est de 1 466 € brut mensuel.

Pour info : Une enquête menée en 2005 pour le compte de l’AJSPI sur ses membres a montré que plus de la moitié (35 sur 59) des journalistes ayant répondu étaient pigistes. Leur revenu mensuel était en général compris entre 1 000 et 2 000 euros bruts, alors que le revenu de tous les permanents était supérieur à 2 000 euros bruts. D’après les données de l’Observatoire de la Presse, en 2013, le revenu mensuel brut d’un pigiste demandant sa 1re carte de presse était de 1 724 € (médiane : 881 €). Le revenu mensuel brut d’un pigiste renouvelant sa carte de presse était de 2 330 € (médiane 1 248 €)

  • Une grosse majorité (61 %) déclare constater une baisse de leurs revenus depuis les 5 dernières années, principalement à cause d’un volume de commande moins important (54 %) et observe en même temps une diversification de leur activité (48 %). L’une étant la cause de l’autre, ou vice-versa !
  • Près des ¾ des pigistes membres de l’AJSPI exercent aussi une activité de communication institutionnelle ou associative. Et près de la moitié exercent aussi des activités d’enseignement en lien avec le journalisme scientifique.

Parmi les remarques formulées par les pigistes qui ont répondu à ce questionnaire, on note globalement une dégradation des conditions de travail :

  • manque de considération de la part des rédactions,
  • pas d’augmentation des tarifs en 15 ans voire une baisse du tarif au feuillet,
  • des modes de payements illégaux qui sont de plus en plus souvent imposés (droits d’auteur, auto-entrepreneur…) et qui compliquent notamment l’obtention de la carte de presse,
  • la difficulté grandissante à placer des sujets et/ou à mener de longues enquêtes…

Pour en savoir plus :

Les actions de l'AJSPI

  • Une participation importante des pigistes répondants aux activités organisées et/ou proposées par l’association : près des ¾ ont déjà participé à une assemblée générale, une visite de laboratoire, un petit-déjeuner.

  • Pour les pigistes répondants, l’activité la plus intéressante est la visite de laboratoire (72%).

Parmi de nouvelles activités ou actions qui pourraient être entreprises par l’AJSPI, les trois plus intéressantes pour les pigistes répondants sont :

  • À 63 % l’aide à l’accréditation pour des visites ou des voyages de presse lorsque le pigiste n’est pas mandaté par une rédaction (si vous êtes dans cette situation, n’hésitez pas à contacter les membres du bureau contact@ajspi.com)
  • À 60 % l’organisation d’une table ronde sur les relations entre pigistes et rédactions (on y travaille ! elle devrait avoir lieu en septembre 2016)
  • À 53 % l’organisation d’atelier sur les droits des pigistes (pour info, Émilie Gillet, membre du bureau de l’AJSPI, sera présente aux 48 h de la Pige à Montpellier le 30 juin, pour animer justement un atelier sur ce thème ouvert à tous – pas uniquement les membres de l’AJSPI)

Parmi les remarques générales formulées par les pigistes répondants quant aux activités proposées par l’AJSPI à ses membres, on trouve notamment des demandes pour :

  • plus d’actions en région,
  • la mise en place de retransmissions vidéo sur le web des petits-déjeuners et ateliers de formation organisés à Paris,
  • plus d’information et de défense des droits des pigistes,
  • des formations sur les nouvelles formes de journalisme…

Pour accéder aux résultats complets de deux questionnaires :

Questionnaire Pigistes : les résultats

Mercredi 20 Avril 2016 (Jour entier)