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L’Alliance Sorbonne Paris Cité* organise la 5e édition du Festival des idées Paris, les 20 et 21 novembre prochains.

Une vingtaine de conférences, gratuites et ouvertes au grand public, sont proposées pour s’interroger sur les « nouvelles normalités » à l’heure notamment de la crise sanitaire et des profonds bouleversements qui agitent la société contemporaine.

Pour en débattre, seront présents, Laurence Tubiana, Frédéric Worms, Fanny Parise, Laetitia Atlani-Duault, Jean-François Toussaint, François Gemenne… et de nombreux autres participants, chercheurs, philosophes, historiens, écrivains, sociologues, démographes, journalistes… 

En raison du contexte sanitaire, le festival aura lieu UNIQUEMENT ligne. Toutes les informations de connexion seront disponibles sur le site du festival.

 www.festivaldesidees.paris

*L’Alliance Sorbonne Paris Cité rassemble plusieurs établissements d’enseignement supérieur et de recherche : Université de Paris, Université Sorbonne Paris Nord, Science Po, Institut de physique de globe de Paris, Inalco et INED.

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NEUF CONFERENCES A NE PAS RATER

1. Tous inégaux face au virus

Vendredi 20 novembre 13h – durée : 45min

 La pandémie est-elle coupable de discrimination ?

En quoi notre environnement et nos conditions de vie font-ils de nous des personnes à risque ? Comment expliquer les disparités entre zones géographiques, et plus particulièrement en Seine-Saint-Denis ? De quelles manières la crise et le confinement ont-ils tout particulièrement fait du mal aux personnes les plus précaires ?

 Intervenants :

  • Solène Brun, sociologue, coordinatrice scientifique du département Integer
  • Maria Melchior, épidémiologiste, directrice de recherche à l’Inserm
  • Patrick Simon, socio-démographe, directeur de recherche à l’Ined

2. Une pandémie ne change rien

Vendredi 20 novembre 14h – durée : 45 min

 Qu’est-ce que l’histoire des pandémies peut nous apprendre ?

Comment caractériser et anticiper les grandes pandémies ? La sidération générée par la pandémie et le confinement a rapidement engendré la croyance en un « monde d’après ». Mais n’a-t-on pas déjà vécu tout cela par le passé ? Quels sont les héritages des pandémies passées ? Quelle mémoire garder de la pandémie pour éviter de nouvelles crises ? 

 

Intervenants :

·       Laetitia Atlani-Duault, directrice scientifique de la FMSH, directrice de recherche à l’IRD (Ceped, Université de Paris), directrice de l’institut Covid-19 Ad Memoriam

·       Isabelle Séguy, historienne-démographe, chercheure à l’Ined

 

3. Et si on arrêtait de s’en prendre aux animaux ?

Vendredi 20 novembre 15h – durée : 45 min

 Le pangolin est peut-être le grand gagnant de la pandémie… 

On ne compte plus le nombre de virus transmis de l’animal à l’homme. L’élevage et la pêche intensive détruisent l’environnement et la biodiversité. Le nombre d’espèces en voie de disparition ne fait qu’augmenter. La souffrance animale est de plus en plus mal supportée et la soumission de l’animal à l’homme fait débat. Pourtant la nouvelle normalité serait-elle vraiment d’arrêter de manger de la viande ? Faut-il en finir avec la domestication animale ?

Intervenants :

·   Camille Brunel, journaliste, critique de cinéma, militant de la cause animale, auteur de La guérilla des animaux (Alma, 2018) et Les métamorphoses (Alma, 2020)

·   Valérie Chansigaud, historienne des sciences et de l’environnement, autrice notamment de Les Français et la nature (Actes Sud, 2017), Les combats pour la nature (Buchet-Chastel, 2018) et Histoire de la domestication animale (Delachaux et Niestlé, 2020)

4. Les récits du monde d’après

Vendredi 20 novembre 16h – durée : 45 min  

Quels imaginaires pourraient l’emporter dans notre vision du futur ?

Les récits de fin du monde ne datent pas d’hier. Pourquoi sommes-nous fascinés par les récits de catastrophes ? Ont-ils une influence sur notre perception du monde ? La pandémie actuelle pourrait-elle changer notre regard ? Une rencontre pour questionner les récits, images et idéologies qui façonnent nos modes de vie, pour le meilleur… et pour le pire.

 Intervenant :

  • Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, des techniques et de l’environnement, chercheur au CNRS, auteur notamment de L’apocalypse joyeuse : une histoire du risque technologique (Seuil, 2012) et de Les révoltes du ciel. Une histoire du changement climatique (Seuil, 2020)

 

5. Migrations : crises ou nouvelles normalités ?

Vendredi 20 novembre 16h – durée : 2h – Sciences Po

 Depuis toujours, l’humain migre et se déplace. Comment cette normalité peut-elle évoluer ?

Si les migrations ont imprimé l’histoire, elles sont vécues aujourd’hui comme des crises et y sont souvent liées. Loin de s’éteindre, elles n’en sont pas moins évolutives, et la question de leur accueil – toujours plus difficile – ne peut être contournée. Or, de nouvelles politiques et des pratiques renouvelées sont possibles…

 Parmi les intervenants :

  • ·       François Héran, démographe, professeur au Collège de France, chaire Migrations et sociétés, directeur de recherche à l’Ined

6. Il faut fuir les grandes villes

Samedi 21 novembre 11h – durée : 45 min

 Quitter les grandes villes, se mettre au vert… mais pour aller où ?

La diffusion du virus et le confinement ont sérieusement entamé l’attrait des grandes villes. La situation peut pourtant sembler paradoxale : on rêve de nature, d’authenticité, d’air pur, mais la polarisation vers les grandes villes – qui concentrent emplois et services – ne fait que grandir.

Qu’est-ce qui va mal dans les grandes villes ? Qu’est-ce qui pousse les citadins à rêver de nature et quels en sont les paradoxes ? En quoi les inégalités sociales et économiques jouent-elles un rôle crucial ? Que se passerait-il si des millions de personnes allaient vivre à la campagne ?

 Intervenants :

·       Jean-Laurent Cassely, journaliste et essayiste, auteur de No fake (Arkhe, 2019), Paris Kit de survie (Parigramme, 2015)

·       Véronique Dupont, démographe, directrice de recherche à l’IRD

·       Yankel Fijalkow, sociologue, urbaniste, enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Paris Val de Seine

 

7. La démocratie à l’épreuve de la pandémie

Samedi 21 novembre 13h – durée : 45 min  

La crise que nous traversons pourrait-elle changer notre rapport à la démocratie ?

Les crises conduisent souvent à un affaissement des forces démocratiques. La pandémie de Covid-19 n’échappe pas à la règle avec son lot de fake news, de craintes de mensonges d’État, de restrictions des libertés, de difficulté à accepter une autorité jugée injuste et inopérante.

Dans une telle situation, il semble important de s’arrêter plus longuement sur ce que l’on est en droit d’attendre de l’État. Où en est notre rapport aux services publics ? Le contrat social sera-t-il encore affaibli par la crise ? L’Etat est-il dans son rôle quand il confine et impose des fermetures administratives ? La confiance dans les institutions va-t-elle être ébranlée ?

Intervenants :

  • Thomas Branthôme, historien, maître de conférences à Université de Paris, co-auteur de Histoire de la République en France (Economica, 2018)
  • Alexis Spire, sociologue, directeur de recherche au CNRS, auteur notamment de Résistances à l’impôt. Attachement à l’État (Seuil, 2018)

8. Le racisme ordinaire

Samedi 21 novembre 14h – durée : 45 min

 Rencontre avec Aurélia Michel, historienne et autrice d’Un monde en nègre et blanc publié au Seuil en début d’année.

Ce livre entreprend de relater et de clarifier, à destination d’un large public, le poids encore très actif de l’esclavage dans nos sociétés. Reprenant les grandes étapes qui ont mené de l’esclavage méditerranéen puis africain et atlantique aux processus de colonisation européenne dans trois continents (Afrique, Amérique et Asie), il donne les clés historiques de la définition de la race et dévoile ses fondements économiques, anthropologiques et politiques.
Parce qu’elle est aussi celle des notions de liberté, d’égalité, de travail et qu’elle engage nos identités, l’histoire de l’esclavage tire le fil de la construction de l’Europe et révèle l’ordre racial qui régit notre monde contemporain.

 

Intervenante :

·       Aurélia Michel, historienne, maître de conférence à Université de Paris, autrice de Un monde en nègre et blanc (Seuil, 2020) 

 

9. Le monde va mieux qu’on ne le croit

Samedi 21 novembre 17h – durée : 45 min

 À rebours des discours dominants, est-il légitime de penser que tout ne part pas à la dérive ?

Les signaux d’alerte se bousculent jusqu’à faire apparaître la “collapsologie” – l’étude de l’effondrement imminent de la civilisation.

Ce catastrophisme interpelle autant qu’il fait débat. Risque-t-il de gripper les perspectives d’amélioration alors que de nouvelles voies se font entendre – marches pour le climat, #MeToo, Extinction Rébellion, parmi tant d’autres ? Comment retrouver le goût d’agir quand tout semble perdu ? Un débat apaisé peut-il être fécond ? En un mot : où en est le progrès en 2020 ?

 Intervenants :

François Gemenne, chercheur du FNRS à l’Université de Liège, auteur notamment de On a tous un ami noir (Fayard, 2020)

Catherine Larrère, philosophe, professeure émérite à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, co-autrice de Le pire n’est pas certain (Premier Parallèle, 2020)