Améliorer l’efficacité climatique des terres mondiales

Gouvernements et scientifiques ont jusqu’ici sous-estimé l’importance de l’usage des terres pour atténuer le changement climatique, selon une étude publiée le 13 décembre dans la revue Nature (Research Letter). Les auteurs proposent une nouvelle méthode pour évaluer la capacité d’une terre (sol et sa végétation) à atténuer les émissions de gaz à effet, en fonction de son utilisation (forêt, pâturage, culture, élevage, etc). La méthode mesure également les impacts indirects d’un changement d’usage. Baptisée « Carbon Benefits Index », elle s’applique aussi bien à l’échelle du territoire que de la parcelle.

Au regard des enjeux climatiques et alimentaires, est-il plus judicieux d’utiliser ma terre pour cultiver du maïs, du soja, produire du biocarburant, de la viande ou la convertir en plantation forestière ? C’est à ce type de question qu’une étude publiée le 13 décembre dans Nature répond. Cette nouvelle étude s’intéresse aux changements à initier dans l’usage des terres pour produire autant d’aliments, tout en stockant du carbone, pour atténuer le changement climatique.

Tim Searchinger, de l’Université de Princeton, auteur principal de l’étude, insiste sur l’importance de bien mesurer l’usage de chaque hectare de terres pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux. « Les méthodes utilisées jusque-là sous-estiment considérablement les conséquences climatiques de ces décisions d’usages des terres ».

Patrice Dumas du Cirad, co-auteur de l’étude, explique : « Cette nouvelle méthode estime la quantité de gaz à effet de serre émis en moyenne pour produire un kilogramme d’aliment ».

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